Air Algérie : quand un député lance une”pique” au DG.

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Au vu de l’augmentation des prix des billets, et afin d’aborder divers sujets concernant la compagnie aérienne Air Algérie, Amine Debaghine Mesraoua le DG par intérim a été auditionné par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale ce Dimanche 6 mars 2022.

Lorsque le responsable de la compagnie répondait aux interrogation, l’un des députés l’a repris faisant une remarque sur la langue utilisée. Effectivement celui-ci demanda au député “de s’exprimer en arabe” car il ne saisissait pas le français avons nous visionné sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Cette remarque aurait pu offusqué Mesraoua, mais celui-ci réagit avec légèreté sur le ton de l’humour en expliquant qu’il était de formation francophone. Le reste de rassemblée eut apparemment la même réaction, et cette “pique” fut bien accueillie et a été source de plaisanteries, l’un des députés a même surenchéri en suggérant de parler kabyle pour que ce soit équitable et que personne ne comprenne.

Auprès de l’opinion publique, les réactions divergent.

Certains pensent que la remarque est tout à fait justifiée et qu’un représentant officiel se doit de s’exprimer dans la langue arabe, tandis que d’autres ne trouvent ni ce passage, ni cette intervention de grande importance.

Mesraoua s’explique quant à l’augmentation des prix des billets

Quant à l’ordre du jour, le DG d’Air Algérie s’est bien évidemment exprimé sur les prix des billets d’avion.

D’après le responsable les prix sont fixés en répondant à un système économique simple : celui de l’offre et de la demande. Il a aussi mis en avant les charges

aéroportuaires auxquelles fait face la compagnie aérienne ce qui justifierait une partie du prix des billets.

De plus, les prix affichés sont les mêmes que ceux pratiqués avant la pandémie et la fermeture partielle des frontières.

Voulant rassurer les citoyens, Mesraoua s’est exprimé vis-à-vis d’une éventuelle baisse des prix mais qui est pour l’instant indépendante de la volonté de la compagnie. Effectivement il a affirmé “qu’une fois qu’on a plus de flux, on va multiplier notre grille tarifaire de sorte à faire diminuer les prix des billets”, ce qui devrait coïncider avec l’ouverture des frontières.