Activité de concessionnaire automobile en Algérie L’inconsistance des dossiers, l’autre obstacle au dénouement .

Les dernières déclarations du ministre de l’Industrie concernant les retards dans la délivrance des agréments aux concessionnaires automobiles et la relance des importations ont levé le voile sur des données qui risquent de retarder encore davantage le dénouement tant espéré et attendu aussi bien par les professionnels que par les citoyens.


En cette fin du mois de mars, mois du printemps et de toutes les promesses, l’espoir d’un marché automobile normalisé, pourtant annoncé par les responsables du gouvernement, semble, de nouveau, se dissiper. À un moment où toutes les attentions se focalisent sur la fin du premier trimestre de l’année en cours pour voir, enfin, acté le déblocage d’une situation qui dure depuis trois années, l’on est surpris d’apprendre de la part du premier responsable du secteur de l’industrie, que près de 80% des dossiers étudiés ne répondent pas aux exigences du cahier des charges relatif à l’activité de concessionnaire automobile.

Dans le détail, on constate que sur les 54 candidatures examinées, 45 ont obtenu un avis défavorable et 9 ont fait l’objet de réserves notifiées par le comité technique aux opérateurs concernés afin d’y apporter les réponses adéquates. Autrement dit, sur l’ensemble des dossiers étudiés, aucun ne semble satisfaire d’emblée aux exigences de la réglementation.

Les griefs relevés par le ministre se rapportent essentiellement aux infrastructures nécessaires à l’exercice de ce métier et à leur nature juridique. D’autant que l’accent a été particulièrement mis par la réglementation en vigueur et par les plus hautes autorités du pays sur l’obligation faite aux concessionnaires de disposer de locaux et d’équipements indispensables pour des prestations aux standards internationaux dans le domaine du service après-vente ainsi que la présence d’un réseau d’agents agréés couvrant une bonne partie du territoire national.


Cette inconsistance des dossiers déposés et révélée par le ministre Ahmed Zeghdar risque, à l’évidence, de ralentir encore plus le processus d’attribution des agréments et donc de la fin espérée de ce long suspense. Reste à souhaiter que parmi les 9 candidatures en suspens et aussi les 18 autres non encore examinées, il y en aurait qui se hisseraient au niveau des exigences techniques et décrocheraient le fameux quitus.


Pour l’heure, on apprend que le ministère aurait décidé de mettre les bouchées doubles pour ne pas pénaliser encore plus le citoyen et tenter de «régler dans les plus brefs délais la question des importations de véhicules et la délivrance des agréments aux concessionnaires». Rappelons qu’au cours de sa dernière entrevue avec des représentants de la presse nationale, le président de la République avait annoncé que le problème de l’automobile devrait être résolu avant la fin du premier trimestre courant.


En tout état de cause, l’arrivée éventuelle des premières voitures neuves importées par des concessionnaires agréés ne saurait intervenir avant la fin du second semestre de l’année en cours. Un véritable parcours du combattant attend, d’ores et déjà, les opérateurs qui auront passé avec succès les épreuves de sélection.

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